Qu’est-ce que la RPA (Robotic Process Automation) ? Définition et enjeux

Introduction :

La RPA, ou Automatisation Robotisée des Processus, est une technologie logicielle qui utilise des “robots” (ou scripts) pour imiter les actions humaines sur des interfaces numériques. Contrairement à l’IA, la RPA traditionnelle suit des règles strictes et répétitives sans capacité de raisonnement autonome.

Pourquoi est-ce important ?

Pour un employeur, la RPA est l’outil de productivité immédiat pour éliminer les “tâches répétitives abrutissantes”. Son importance réside dans la rapidité d’exécution et l’absence d’erreurs de saisie. Dans les RH, la RPA est massivement utilisée pour la gestion de la paie, le transfert de données d’un logiciel à un autre, ou la génération de contrats à partir de formulaires. L’enjeu est de libérer les gestionnaires RH du travail administratif de bas niveau pour qu’ils se consacrent au conseil et à la stratégie. Avec l’arrivée de l’IA (on parle alors d’IPA – Intelligent Process Automation), les robots RPA deviennent capables de gérer des exceptions et des données non structurées. Sur Job-guard, la RPA permet d’assurer que les informations des offres d’emploi sont synchronisées en temps réel sur toutes les plateformes sans intervention manuelle. C’est le premier pas vers l’entreprise “zéro papier” et “zéro erreur”.

Comment le mettre en œuvre ?

La mise en œuvre passe par des plateformes comme UiPath, Blue Prism ou Automation Anywhere. Techniquement, on enregistre une séquence d’actions (clics, copier-coller, saisie) que le robot reproduira. Il est recommandé de commencer par des processus stables et à fort volume (ex: validation des notes de frais). Les RH doivent cartographier leurs processus pour identifier les goulots d’étranglement automatisables. La mise en œuvre nécessite une collaboration étroite avec l’IT pour s’assurer que les robots disposent des accès nécessaires sans compromettre la sécurité. Il est conseillé de surveiller les robots (monitoring) pour intervenir en cas de changement d’interface d’un logiciel tiers qui pourrait “casser” l’automatisation. La formation des équipes à la supervision de ces robots est essentielle pour transformer les anciens exécutants en “pilotes de flux”.

Exemples concrets :

Un robot RPA extrait chaque matin les nouveaux diplômes obtenus par les salariés sur LinkedIn et met à jour automatiquement leurs fiches dans le SIRH. Autre exemple : lors du départ d’un collaborateur, un script RPA désactive en 30 secondes tous ses accès informatiques, informe la mutuelle et génère le certificat de travail, une tâche qui prenait auparavant deux heures à un gestionnaire.